Statuts

Article 1er : Buts de l’Association

A – Il est formé sous le nom d’Union Scientifique Francophone pour l’Investigation Psychique et l’Etude de la Survivance (U.S.F.I.P.E.S.) une Association régie par la loi du 1erJuillet 1901 et se proposant :

a) L’étude au triple point de vue scientifique, philosophique et moral, du Spiritisme et des sciences qui s’y rattachent : psycho-physiologie, anthropologie, métapsychique, parapsychologie, magnétisme humain et radiations humaines, hypnotisme, sophrologie, psychanalyse, suggestologie et culture mentale.

b) La diffusion des connaissances relatives au Spiritisme et aux recherches connexes ci-dessus énoncées.

c) L’élaboration d’une doctrine scientifique, philosophique, éthique et sociologique, basée sur les faits qui constituent l’objet de ses recherches, en les reliant, par un effort de synthèse, avec les résultats acquis dans d’autres domaines, telles que la psychologie générale, la physique atomique et la biologie.

d) Au point de vue expérimental, la recherche privilégiée de tous les faits pouvant accréditer la thèse de la survivance de la personnalité humaine après la Mort et celle des antériorités prénatales.

B – Les adhérents individuels et les groupements affiliés (lesquels constituent des sections locales ou régionales de l’Union), reconnaissent les principes suivant, non comme « articles de foi » intangibles, mais au moins comme hypothèses directrices de recherches expérimentales et d’études théoriques :

1) L’existence de l’Ame comme réalité dynamique autonome, préexistant à la naissance de l’organisme et survivant à la mort corporelle.

2) La possibilité, en certaines conditions, de manifestations et de communications en provenance des personnalités des décédés, tous phénomènes devant être analysés avec l’esprit critique indispensable, en tenant compte des interférences subconscientes et de toutes autres interprétations parapsychologiques possibles.

C – Dans son étude de l’Ame, de sa constitution et de son évolution, l’Union adopte comme attitude de pensée et s’efforce d’y être fidèle, la règle d’or énoncée par Allan Kardec : « Le Spiritisme, marchant avec le progrès, ne sera jamais débordé, parce que si de nouvelles découvertes lui démontraient qu’il est dans l’erreur sur un point, il se modifierait sur ce point ; si une nouvelle vérité se révèle, il l’accepte ».

D – L’U.S.F.I.P.E.S. se veut essentiellement évolutive et perfectible. En conséquence, nulle personnalité, nulle œuvre passée ou présente ne fait l’objet d’une vénération exclusive et inconditionnelle de la part de l’Union et de ses associations affiliées : celles-ci examinent et approfondissent dans le même esprit de libre recherche critique aussi bien l’oeuvre d’Allan Kardec et de Léon Denis que celle d’Andrew Jackson Davis, celle de Gabriel Delanne et Camille Flammarion, comme celle de Frédéric Myers et d’Olivier Lodge aussi bien que celle d’Ernest Bozzano, Gustave Geley, Hans Driesch, J.B. Rhine, et de tous ceux, anciens ou modernes qui ont contribué à enrichir notre connaissance de l’âme, de sa survivance et de son évolution.

E – L’âme évoluant dans l’Univers, son développement et son plein épanouissement constituant sa finalité naturelle, le Spiritisme considère le monde matériel comme une école de formation du caractère, un moyen de développement et de prise de conscience de la solidarité qui relie tous les êtres dans leur ascension. Pour cette raison, la Spiritualité n’est pas pour le Spiritisme le renoncement à la vie matérielle et le mépris de la chair. La contemplation des beautés de l’Univers et la méditation sont pour lui des moyens de vibrer en harmonie avec des plans supérieurs, mais il préconise une Spiritualité active tendant à assurer à la fois la maîtrise de notre nature intérieure et celle du monde matériel, et à réaliser une vie sociale basée sur l’aide mutuelle, la solidarité, la bienveillance entre les individus et les peuples.

F – Fondé sur l’étude d’une notion universelle : l’Ame et sa survivance, le Spiritisme, universel lui-même, ne peut être lié à aucun particularisme religieux, national ou racial.

Les buts et principes de l’Union ci-dessus définis ont donc pour corollaire une indépendance et une neutralité absolues vis-à-vis de tous les systèmes religieux ou irreligieux, quels qu’ils soient, et impliquent, par conséquent, la possibilité pour tout chercheur de la vérité dans le domaine de l’Ame et de sa survivance, de se trouver à sa place et à l’aise au sein de l’Union, quelles que soient ses convictions religieuses ou philosophiques, qu’il soit catholique, protestant, israëlite, bouddhiste, musulman, libre-penseur, déiste ou athée, convictions qu’il garde l’entière liberté d’exprimer en dehors – et seulement en dehors – de l’Union et de ses groupements affiliés.

Cette indépendance cette neutralité garantissent l’unité de l’Union grâce à l’autodiscipline de chacun,inspirée par le sens des responsabilités.

Dans ce même esprit d’indépendance et de neutralité et dans un but d’information, d’étude, de mise au point et de culture générale, des débats objectifs sur des sujets dépassant le cadre des principes ci-dessus énumérés, pourront être organisés après avis favorable du Bureau.